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Un demi-siècle après la « Marche de Kahla »… les droits de l’homme exigent que justice soit rendue aux Marocains expulsés d’Algérie et que toute la vérité soit révélée

Algérie –Le cinquantième anniversaire des expulsions de Marocains d’Algérie en 1975 a ramené le dossier de ce que l’on appelle la « Marche de Kahla » au premier plan du débat sur les droits de l’homme, dans un contexte de demandes renouvelées de justice pour les victimes et de révélation de la vérité sur les violations qui ont accompagné ces événements.

Selon un communiqué conjoint de la Ligue marocaine de défense des droits de l’homme et de l’Association des victimes marocaines des expulsions arbitraires d’Algérie, des dizaines de milliers de Marocains ont été expulsés du territoire algérien dans des conditions que les deux organismes ont qualifiées de conditions humanitaires difficiles, coïncidant avec l’Aïd al-Adha en 1975.

Les deux organismes ont signalé que les expulsions ont eu de vastes répercussions sociales et économiques, car un certain nombre de déportés ont perdu leurs biens, leurs documents personnels et leurs moyens de subsistance, tandis que de nombreuses familles ont été soumises à la désintégration en raison des décisions d’expulsion.

La même source a souligné que cinquante ans après ces événements n’ont pas mis fin aux revendications des victimes et de leurs familles, qui exigent toujours la reconnaissance de ce qui s’est passé et la divulgation de toutes les circonstances liées au dossier, y compris le sort des cas de disparition mentionnés dans les témoignages et rapports des droits de l’homme.

Les deux organismes ont également demandé l’ouverture d’une enquête indépendante sur les droits de l’homme et l’histoire sur les déportations massives et un inventaire des biens qui, selon les personnes concernées, ont été confisqués au cours de cette étape, tout en étudiant les mécanismes d’indemnisation et de réparation au profit des victimes et de leurs familles.

Les deux associations ont souligné que le dossier a une dimension de droits humains et humanitaire qui va au-delà des considérations politiques, soulignant que les exigences de vérité, d’équité et de réparation restent valables pour les personnes touchées, malgré le passage de plusieurs décennies depuis ces événements.

Source :“Ma presse”

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