Neuf opposants mauritaniens ont réclamé, hier lundi, la nécessité d’une surveillance internationale de l’élection présidentielle prévue le 29 juin prochain, selon un communiqué commun publié par eux.
Le communiqué comprend les noms des opposants qui l’ont signé, à savoir : Ahmed Ould Samb Ould Abdallah, Ahmed Ould Haroun, Otomane Soumare, Ba Mamadou Boukar, Biram Al-Dah Abidi et Sadfa Cheikh Al-Hussein, ainsi que Mohamed Ould Abdel Aziz, Moussa Boukar Mohamed et Noureddine Mohamed.
Les signataires de la déclaration avaient précédemment annoncé leur candidature à l’élection présidentielle, mais pour que le Conseil constitutionnel accepte leurs dossiers de candidature, il faut obtenir l’avis de 100 conseillers locaux et de 5 maires. Les conseillers et les maires sont des postes électifs, car dans chaque district il existe un conseil local dirigé par un maire.
Les candidats ont souligné dans leur déclaration que le régime cherche à sélectionner les candidats qui lui conviennent pour participer aux prochaines élections, ce qui prive les conseillers locaux de leurs droits constitutionnels et légaux de recommander des candidats par le biais de l’intimidation et de la séduction.
Les signataires ont exprimé leur rejet de ce comportement et leur adhésion au principe d’une compétition démocratique loyale ouverte à tous les candidats sans exception, afin d’ouvrir la voie au peuple pour exprimer librement son choix.
Ils ont appelé à la nécessité de mettre en place des mesures strictes pour protéger les élections de toute forme de fraude, et à la participation d’observateurs locaux et internationaux indépendants à ces mesures.
À 20h00 (UTG), aucun commentaire n’avait été émis par les agences gouvernementales concernant la déclaration des opposants, qui étaient au nombre de 9.
Dans un contexte connexe, le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani a annoncé mercredi sa candidature aux prochaines élections du 29 juin.
Pour référence, Ould Cheikh Ghazouani a accédé au pouvoir après avoir remporté 52,01 pour cent des voix lors des élections présidentielles qui ont eu lieu en juin 2019.
Les partis d’opposition ont exprimé leurs inquiétudes quant à la capacité de la Commission électorale nationale indépendante à organiser des élections transparentes.
Les élections législatives et locales qui ont eu lieu le 13 mai ont suscité une large controverse, l’opposition et les partis politiques loyalistes ayant exprimé leur objection à la « fraude » généralisée et exigé que leurs résultats soient annulés et rendus.
Ces élections se sont terminées par une victoire écrasante du parti « Insaf » au pouvoir, qui a remporté 107 sièges sur un total de 176 sièges au Parlement, tandis que les partis d’opposition et d’autres partis fidèles au président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani se sont partagés les sièges restants dans des proportions variables.

Source :Ma presse
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