Les instances de défense des droits de l’homme espèrent ouvrir le dossier des détenus mauritaniens détenus par le Front Polisario

Certains organismes de défense des droits de l’homme en Mauritanie attendent que les États-Unis donnent suite à la proposition présentée par Joe Wilson, membre du Congrès américain, de classer le Front Polisario comme organisation terroriste et d’ouvrir un dossier considéré comme l’un des plus douloureux que la Mauritanie considère dans sa mémoire.
Le dossier concerne un grand nombre, estimé à des centaines, qui ont été enlevés par le Front Polisario dans les années 1970, en plus d’avoir été soumis à divers types de torture psychologique et physique et traités de manière humiliante et inappropriée dans ses prisons.
Il est à noter qu’un groupe de victimes dont le sort est resté inconnu depuis, et d’autres sont revenus physiquement et psychologiquement détruits sans bénéficier d’aucune compensation, qu’elle soit morale ou matérielle, pour ce qu’ils ont vécu pendant la période de leur enlèvement.
Ce qui étonne les instances mauritaniennes des droits de l’homme et le peuple mauritanien, c’est le mépris total des organisations des droits de l’homme pour ces violations, à la lumière de leur suivi de cas humanitaires similaires dans la plupart des régions du monde, estimant que ce dossier a porté atteinte à la dignité de dizaines de familles mauritaniennes et résulte de blessures profondes non cicatrisées, une négligence dont la seule explication peut être les relations complexes entre la Mauritanie et l’Algérie, premier soutien du Front Polisario, ainsi que la politique que mène la Mauritanie dans le Dossier Sahara marocain.
Selon certains qui suivent l’opinion publique mauritanienne, « la période actuelle, qui comprend des transformations régionales et internationales, est témoin d’un moment distinct qui doit être mieux exploité, et les organismes et organisations de défense des droits de l’homme en Mauritanie doivent agir de toute urgence, commencer à documenter les témoignages et à collecter des preuves, et faire des vieilles tragédies une question actuelle des droits de l’homme qui peut être internationalisée et tenue pour responsable. »

🇲🇦عربي🇫🇷FR🇬🇧EN