Rabat –La Direction générale des impôts a commencé à soumettre 87 entreprises à des contrôles fiscaux approfondis, après avoir surveillé les indicateurs d’évasion fiscale et de fraude liés à l’inadéquation entre les salaires déclarés et le niveau de richesse réelle de leurs dirigeants, selon des données révélées par des sources bien informées.
Les audits, réalisés par les équipes régionales et régionales à Rabat, Casablanca et Tanger, sont importants pour vérifier la cohérence des états comptables avec la situation financière réelle des dirigeants, surtout après avoir enregistré des cas de salaires qui ne dépassent pas le SMIC, malgré le fait que les concernés possèdent des biens immobiliers et des voitures de luxe.
Selon les mêmes données, les services de contrôle se sont appuyés sur des algorithmes centraux d’analyse des données, qui ont permis de surveiller les déséquilibres entre les déclarations fiscales et les données disponibles auprès des institutions officielles, notamment l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) et le gouvernorat de l’immobilier, en plus des données bancaires et des informations liées à la consommation de voyages à l’étranger.
Les premières enquêtes ont montré qu’au cours des quatre dernières années, des tentatives d’évasion fiscale ont eu lieu, en déclarant des salaires faibles ou semi-nominaux en échange du financement de dépenses personnelles à partir des comptes de l’entreprise ou de revenus non déclarés, dans ce que les sources ont décrit comme un « schéma de disparition fiscale », devenu plus dangereux avec le renforcement de la censure numérique.
Les mêmes sources ont confirmé que les opérations de contrôle ne se sont pas limitées aux documents comptables, mais ont également porté sur le suivi du style de vie des dirigeants et de leur conformité avec leurs déclarations fiscales, dans le cadre d’une nouvelle approche qui s’appuie sur le croisement des données entre différents services.
Cette procédure s’appuie sur les exigences de l’article 232 du Code général des impôts, qui confère à l’administration fiscale le pouvoir de contrôler les dossiers comptables pendant une durée pouvant aller jusqu’à dix ans en cas de fraude ou d’infraction fiscale avérée.
Source : “Ma presse”
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