تحرك فرنسي نحو الجزائر لكسر الجمود الدبلوماسي وسط تباينات قائمة

Le Parlement algérien approuve les amendements à la loi criminalisant le colonialisme français et annule la clause exigeant une compensation

Algérie –Hier lundi, le Parlement algérien a approuvé une version amendée de la loi criminalisant le colonialisme français pour la période comprise entre 1830 et 1962, après avoir introduit des amendements à un certain nombre de ses articles en réponse aux observations de l’Assemblée nationale, la deuxième chambre du Parlement.

Les amendements comprenaient 13 articles du texte original, dont l’annulation d’une clause qui stipulait le droit de l’État et du peuple algériens à obtenir « une compensation globale et équitable » pour les dommages matériels et moraux causés par le colonialisme français au cours de cette étape.

En revanche, la loi, dans sa nouvelle forme, a maintenu la demande d’indemnisation pour les victimes des bombardements nucléaires effectués par la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966, qui ont laissé des impacts humanitaires et environnementaux encore controversés à ce jour.

L’Assemblée nationale avait déjà émis des réserves, lors de la discussion de la loi en janvier dernier, sur certains de ses articles, estimant qu’ils ne reflétaient pas pleinement l’approche officielle exprimée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a confirmé à plusieurs reprises que l’Algérie ne demandait pas de compensation financière à la France.

Le rapporteur de la commission parlementaire mixte, Fawzi Bendjaballah, a expliqué que la nouvelle version de la loi est conforme à “la position de principe de l’Etat algérien”, notant que l’Algérie adhère à la reconnaissance historique de ce qui s’est passé pendant la période coloniale, sans la lier à des exigences matérielles.

La France avait qualifié la première version de la loi, lors de son adoption précédente, de « clairement hostile », notamment à la lumière de la tension qui a caractérisé les relations bilatérales entre les deux pays au cours de la période récente.

Un certain nombre d’historiens estiment que la période coloniale française en Algérie, qui a débuté en 1830, a été caractérisée par une répression généralisée, qui s’est traduite par des massacres et des déportations massives, ainsi que par la destruction d’une grande partie de la structure sociale et économique du pays.

Cette période a également vu éclater plusieurs soulèvements contre la présence coloniale, avant qu’ils ne dégénèrent en guerre d’indépendance entre 1954 et 1962, qui, selon le récit algérien, a entraîné la mort d’environ 1,5 million de personnes, tandis que les historiens français estiment ce nombre à environ 500 000 morts, dont environ 400 000 Algériens.

Cette loi intervient dans un contexte de relations tendues entre Paris et l’Algérie, notamment depuis fin 2024, lorsque la France a annoncé son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre la question du Sahara sous sa souveraineté. Malgré quelques signes d’amélioration limitée depuis février dernier après la visite du ministre français de l’Intérieur en Algérie et la reprise de la coopération sécuritaire, les relations bilatérales connaissent toujours des tensions notables.

Source :“Ma presse”

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