Algérie – Ma Presse
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albarez, est décédé aujourd’hui, jeudi 26 mars 2026 bAlgérieLors d’une visite qui intervient quatre ans après une grave crise diplomatique, elle témoigne d’une tentative de réorganiser les relations entre les deux pays dans un contexte régional changeant.
Cette décision intervient après une période d’éloignement qui a suivi le soutien de Madrid à l’initiative d’autonomie enSahara marocainC’est une situation qui a provoqué de grandes tensions avec l’Algérie, avant que les relations ne commencent à retrouver une partie de leur équilibre au cours des deux dernières années, sans encore atteindre le stade de normalisation complète.
La visite comporte de multiples dimensions, notamment le dossier énergétique, car l’Espagne reste fortement dépendante du gaz algérien, qui a constitué environ 35% de ses importations au cours de l’année 2025, ce qui fait de ce dossier un élément essentiel de tout rapprochement entre les deux parties, notamment à la lumière des fluctuations que connaissent les marchés internationaux.
Al Paris devrait également évoquer avec son homologue algérien, Ahmed Attaf, les questions liées à la migration irrégulière et à la coopération sécuritaire, qui sont des questions qui s’imposent fortement à la lumière des défis communs dans le bassin méditerranéen.
En arrière-plan de cette visite, se démarque également le dossier du Sahara marocain, revenu sur le devant de la scène diplomatique internationale après les récentes rencontres tenues à Madrid avec la participation des partis régionaux et sous parrainage américain, ce qui témoigne de la poursuite de ce dossier comme élément influent dans les relations entre les pays de la région.
Malgré les indicateurs positifs, plusieurs points de discorde subsistent, notamment le gel continu du Traité d’amitié et de coopération par la partie algérienne depuis 2022, qui pose la question des limites de ce rapprochement et de la possibilité qu’il se transforme à moyen terme en un partenariat stable.
Cette visite reflète également une nouvelle réalité dans les relations bilatérales, où les intérêts économiques, notamment dans le domaine énergétique, contrôlent le rythme du rapprochement, alors que les divergences politiques perdurent sur certains dossiers régionaux.
En conclusion, la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères en Algérie apparaît comme une étape pragmatique plutôt qu’un changement stratégique profond, à la lumière d’un équilibre délicat entre le besoin de coopération et la prudence politique continue entre les deux parties.
Source :“Ma presse”
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