Les perspectives de développement des échanges économiques et commerciaux entre le Maroc et la Mauritanie ont été au centre d’une réunion organisée vendredi à Rabat, qui a réuniOmar HajraSecrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, avec une délégation du secteur privé mauritanien dirigée parMuhammad Zine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, PrésidentUnion Nationale du Secteur Privé MauritanienEn présence du Directeur Général de l’**Administration des Douanes et Impôts Indirects**,Abdul Latif Omrani.
Cette rencontre intervient dans le contexte d’un dynamisme économique croissant entre les deux pays, reflété dans le nombre d’échanges bilatéraux qui, selon les données officielles, ont atteint3,3 milliards de dirhams au cours de l’année 2024, principalement portée par la hausse des exportations marocaines vers le marché mauritanien. Ces exportations ont presque doublé depuis 2017, passant de1,7 milliardsà3,3 milliards de dirhamsEn échange d’importations mauritaniennes qui restent limitées et ne dépassent pas les dizaines de millions de dirhams, ce qui met en évidence un déséquilibre structurel de la balance commerciale en faveur du Maroc.
L’agriculture est au cœur du débat
Au niveau sectoriel, les échanges agricoles revêtent un caractère stratégique au sein de ce partenariat. Les exportations marocaines vers la Mauritanie comprennent des produits agricoles frais et manufacturés, notamment des légumes frais et surgelés, des conserves et des préparations de poisson, ainsi que des composants industriels tels que des appareils électriques et des fils. En revanche, les importations mauritaniennes au Maroc se concentrent principalement sur les produits marins et certains textiles, dans la logique deIntégration nutritionnelleEntre deux économies aux caractéristiques de production différentes.
Dans un geste qualifié de remarquable, a-t-il annoncé lors de la réunionLa pastèque mauritanienne entrera sur les marchés marocains à partir de 2026Pour la première fois, cela témoigne d’une tendance commune à la diversification des échanges et au dépassement du modèle d’échange à sens unique. Cette évolution s’inscrit dans le cadre des efforts de la Mauritanie pour intensifier sa production agricole et ouvrir de nouveaux horizons d’exportation, en échange d’une volonté marocaine d’intégrer les produits africains au sein de son marché national.
Paris logistique et traversée de Guerguerat
La réunion a souligné l’importance de faciliter le transit des marchandises viaTraversée de Guerguerat, qui constitue une artère logistique vitale, notamment pour les produits agricoles rapidement périssables. M. Hajra a souligné que les défis du transport, de l’emballage et du délai affectent la compétitivité des exportations, appelant à renforcer la coopération avec les réseaux logistiques marocains et à bénéficier des capacités dePort Tanger MedRéduire les temps de transit et garantir la qualité des produits destinés aux marchés régionaux et européens.
Dans ce contexte, les acteurs de la logistique ont alerté sur la pression continue de la congestion pendant les périodes de pointe, qui nécessite des solutions réglementaires et d’investissement pour garantir la fluidité des flux, notamment dans les chaînes de valeur alimentaires.
Vers un partenariat plus équilibré
L’ouverture de Rabat aux initiatives visant à réduire le déficit commercial et à faciliter l’accès des produits africains aux marchés internationaux reflète une volonté plus large deRenforcer l’intégration régionale. Cette tendance est également cohérente avec les ambitions du secteur agricole marocain, déjà engagé dans des stratégies d’exportation vers l’Union européenne, notamment pour des produits comme la pastèque et le cantaloup.
Historiquement, les échanges agricoles entre le Maroc et les pays africains, dont la Mauritanie, n’étaient pas sans défis liés aux procédures douanières et aux restrictions réglementaires, qui affectaient parfois les flux de légumes frais. Cependant, ces coercitions ont contribué, en retour, à pousser Nouakchott à valoriser sa production locale.
En conclusion, la réunion de Rabat représente une étape pratique versUne coopération économique plus durable, notamment dans les secteurs agricole et alimentaire, où l’amélioration de la logistique, la facilitation des échanges et l’ouverture des marchés sont des piliers essentiels d’une croissance commune, dans un contexte africain qui évolue progressivement vers une convergence régionale plus large et la construction de chaînes de valeur intégrées.
Source :Ma presse
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