الجيش الموريتاني يخلي منطقة "البريكة" ويغلق الحدود مع الجزائر لاحتواء أنشطة التهريب
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L’armée mauritanienne évacue la zone de « Barika » et ferme la frontière avec l’Algérie pour contenir les activités de contrebande

Nouakchott – Au début de cette semaine, l’armée mauritanienne a commencé à mettre en œuvre des mesures de terrain pour évacuer la région de “Barika”, située au nord-est du pays, près de la frontière avec l’Algérie, dans le contexte de la lutte contre ce que des sources militaires ont qualifié d’activités illégales, parmi lesquelles la contrebande organisée et l’alimentation indirecte de réseaux hors-la-loi.

L’armée a publié un communiqué appelant les réfugiés sahraouis venant des camps de Tindouf à quitter la zone, classée « site fermé » dans lequel la présence de civils ou la pratique de toute activité économique est interdite. Cette décision s’inscrit dans une démarche sécuritaire qui vise à contenir les manifestations du chaos frontalier et à mettre fin à l’exploitation de ce point sensible dans des activités non encadrées.

“Al-Barika” est considéré comme un point de passage vital entre les camps de Tindouf et les territoires mauritaniens, où des réseaux de contrebande de matériaux et de biens de première nécessité subventionnés sont actifs depuis des années, via des camions effectuant des déplacements fréquents décrits comme un “circuit fermé” de l’économie souterraine.

Malgré les précédentes tentatives d’avertissement de la gravité de la situation, l’ignorance continue des avertissements et l’absence d’alternatives économiques ont contribué à maintenir l’activité de ce marché parallèle, jusqu’à ce que les autorités mauritaniennes prennent une décision sécuritaire, ce que les cercles d’observation considéraient comme l’expression d’un changement dans l’approche de Nouakchott en matière de sécurité des frontières.

La coordination de la sécurité régionale est en hausse

De son côté, Abdel Wahab El Kayen, chef de l’organisation Africa Watch, a indiqué que les récents mouvements sécuritaires dans la région frontalière entre la Mauritanie et le Maroc s’inscrivent dans le cadre des efforts régionaux de lutte contre les menaces liées au conflit artificiel autour du Sahara, ajoutant que le renforcement de la coopération sécuritaire entre Rabat et Nouakchott reflète un consensus politique croissant sur la protection de la stabilité.

Al-Kayen a expliqué dans sa déclaration au journal “Hespress” que l’intervention des Forces armées royales marocaines au passage de Guerguerat s’est inscrite dans le cadre du respect de la légitimité internationale et a contribué à assurer la continuité du mouvement commercial au plus profond de l’Afrique, malgré les tentatives d’obstruction d’éléments affiliés au Polisario et avec le soutien de l’Algérie, selon ses propres termes.

Il a souligné que la récente mesure mauritanienne de fermeture du passage de « Barika » révèle un changement dans le traitement des questions frontalières sensibles, qui limite l’utilisation de ces zones pour la contrebande de carburant, le décaissement de l’aide humanitaire volée et la promotion de matériaux interdits, à la lumière de la réception de rapports internationaux confirmant l’utilisation de cette zone pour des activités suspectes, notamment le trafic d’êtres humains et le stockage de drogue.

Société civile : une étape pour protéger la souveraineté

Dans le même contexte, Mina Laghazal, coordinatrice de l’Alliance des ONG sahraouies, a estimé que le renforcement des mesures de sécurité sur le triangle frontalier entre le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie est une conséquence naturelle de l’escalade des menaces émanant de groupes hors-la-loi qui ont exploité la fragilité de la situation sécuritaire dans la région.

Laghazal a souligné que la société civile sahraouie alerte depuis longtemps sur les répercussions du maintien en détention des résidents des camps de Tindouf dans des conditions qui violent leurs droits fondamentaux, en l’absence d’un véritable contrôle international, estimant que ces faits établissent une nouvelle approche basée sur la coordination régionale pour protéger la souveraineté et renforcer la stabilité.

La porte-parole a ajouté que parmi les éléments qui ont été expulsés de la zone “Al-Barika”, figurent des individus liés aux services de sécurité du Polisario et d’autres qui font le commerce de l’aide destinée aux réfugiés, ce qui a contribué à épuiser l’économie locale et à inonder les frontières d’activités dangereuses.

Laghazal a conclu en affirmant que les transformations sécuritaires dont la région est témoin portent des indications fortes d’une reconnaissance pratique croissante de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud et représentent une étape vers la sécurisation des frontières communes pour faire face aux menaces passagères.

Source :Ma presse

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