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L’Algérie reporte l’enseignement du français jusqu’en quatrième année du primaire et promeut l’anglais… une décision qui soulève des questions sur l’avenir de la politique linguistique

AlgérieLe ministère algérien de l’Éducation nationale a annoncé l’adoption de l’anglais comme seule langue étrangère en troisième année de l’enseignement primaire, tout en reportant l’enseignement de la langue française en quatrième année, à compter de la saison académique 2026-2027, dans une démarche qui reflète les changements continus de politique linguistique au sein du système éducatif.

L’annonce a été faite par le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saghir Saadawi, lors de l’ouverture du colloque national de préparation à la rentrée scolaire, où il a expliqué que la décision s’inscrit dans le cadre de la révision de l’organisation des matières académiques dans le but d’améliorer les résultats scolaires, outre l’augmentation du volume de la langue anglaise, notamment dans les divisions techniques et la division des langues étrangères.

Bien que le ministère justifie cette décision par des considérations pédagogiques et organisationnelles, cette démarche remet au premier plan le débat sur les motivations de la réorganisation des langues étrangères dans les écoles algériennes, et si elle repose sur une évaluation scientifique globale des résultats des élèves, ou si elle s’inscrit dans le contexte de choix linguistiques et stratégiques plus larges dont le pays a été témoin ces dernières années.

Les observateurs estiment que retarder l’enseignement du français en échange d’une plus grande priorité à l’anglais reflète une tendance officielle à redessiner la carte des langues étrangères dans l’enseignement. Cependant, le succès de cette transformation reste tributaire de la fourniture de ressources humaines qualifiées, du développement des programmes et de la garantie de l’égalité des chances entre les établissements d’enseignement, afin que la réforme ne se transforme pas en un changement formel qui ne se répercuterait pas sur la qualité de l’apprentissage.

Cette décision intervient à un moment où les appels se multiplient en faveur d’une réforme globale du système éducatif, basée sur l’évaluation de l’efficacité des programmes éducatifs et de leurs résultats, loin de simplement modifier l’ordre des matières ou de changer les années d’enseignement, afin de garantir que les étudiants soient préparés aux exigences de l’enseignement supérieur et du marché du travail dans un environnement international en mutation.

Source :“Ma presse”

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