La Mauritanie impose des restrictions sur les tomates marocaines dans l’attente de répercussions positives pendant le Ramadan

Les exportations marocaines de tomates vers la Mauritanie font face depuis plus d’un mois à de nouvelles pressions douanières, après que les autorités mauritaniennes ont décidé d’augmenter les droits de douane pour protéger la production locale.

Nouvelles restrictions douanières sur les tomates marocaines

Des sources professionnelles ont confirmé que la Mauritanie a cherché ces dernières semaines à imposer des taxes élevées sur un groupe de produits agricoles marocains, comme les oignons, les pommes de terre et les carottes, avant que cette augmentation ne se limite aux seules tomates, en raison de la grande abondance de leur production locale.

La valeur des nouvelles redevances imposées aux camions chargés de tomates marocaines s’élève à plus de 20 mille dirhams, et il est prévu que ces mesures se poursuivront jusqu’à fin avril prochain.

Les effets de la décision sur le marché marocain pendant le Ramadan

Certains exportateurs marocains estiment que cette décision pourrait avoir un impact positif sur le marché local, car elle contribuera à améliorer l’offre interne de tomates pendant le mois de Ramadan, ce qui pourrait entraîner une baisse des prix qui augmentent habituellement pendant cette période.

Dans ce contexte, Mohamed Al-Zamrani, président de l’Association marocaine des exportateurs de marchandises diverses vers l’Afrique et à l’étranger, a expliqué que la décision mauritanienne s’inscrit dans un cadre souverain visant à protéger la production locale, notant que les exportateurs marocains sont désormais confrontés à des défis supplémentaires avec les intermédiaires sur les marchés intérieurs.

Al-Zamrani a ajouté que certains intermédiaires locaux obligent les exportateurs à payer des gratifications supplémentaires pour leur permettre de vendre sur le marché marocain, ce qui a incité l’association à déposer une plainte officielle auprès des autorités marocaines pour faire face à ces pratiques.

La production locale mauritanienne bénéficie de la décision

De son côté, Abdel Hadi Al-Sayhamd, membre du Comité professionnel fédéral mauritanien du commerce des légumes et fruits, a confirmé que la décision n’a pas empêché l’entrée des tomates marocaines sur le marché mauritanien, notant que le pays connaît une abondance de production locale, qui dépend en grande partie du savoir-faire des agriculteurs marocains.

Les consommateurs marocains attendent que ces mesures conduisent à une baisse des prix des tomates pendant le mois de Ramadan, compte tenu des tensions persistantes entre exportateurs et intermédiaires sur les marchés locaux.

Source :Ma presse

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