Des sources professionnelles des syndicats miniers privés de Mauritanie ont rapporté que les autorités ont commencé à mettre en œuvre un nouveau plan de réorganisation de l’activité de prospection aurifère dans les zones proches de la frontière, qui impose de déplacer les prospecteurs jusqu’à dix kilomètres des lignes de contact avec les zones contestées dans le désert.
La source a expliqué que cette mesure s’inscrit dans une approche sécuritaire globale visant à renforcer la sécurité de la bande frontalière, notant que les autorités avaient déjà adopté des mesures similaires à la frontière avec l’Algérie, où les prospecteurs ont été avisés d’évacuer les zones frontalières et ont empêché toute activité civile à proximité.
Selon les données disponibles, la décision de créer une zone tampon de dix kilomètres de profondeur a été prise au niveau central et comprend les frontières avec le Mali, l’Algérie et les régions du Sahara, à l’exception de seulement deux points pour des raisons réglementaires et de sécurité, dont un point qui comprend des installations appartenant à la société publique « Mauritania Minerals ».
Dans ce contexte, le nouveau gouverneur de l’Etat du Tiris Zemmour a effectué il y a quelques jours une visite sur le terrain des zones de fouilles, accompagné de membres de l’armée, de la gendarmerie et de la Garde nationale, où les fouilleurs ont été officiellement informés du contenu de la décision et des procédures liées à sa mise en œuvre.
Cette mesure, selon la même source, vise à réduire les mouvements transfrontaliers irréguliers, y compris les activités de contrebande et d’exploration en dehors du territoire national, outre la réduction des mouvements des groupes armés irréguliers, dont les éléments affiliés au Front Polisario.
La source a confirmé que la revendication de créer une zone interdite aux déplacements des civils figure parmi les principales revendications des syndicats miniers privés depuis des années, mais que la mise en œuvre de cette décision pose des défis logistiques, humains et financiers, compte tenu de l’extension considérable de la frontière mauritanienne, longue d’environ 2 500 kilomètres.
La source a conclu en soulignant que le succès de cette approche reste lié au renforcement du contrôle sur le terrain, à l’établissement de points de contrôle fixes et de patrouilles mobiles, en plus de fournir des alternatives légales d’approvisionnement aux zones d’exploration, de manière à garantir la sécurité et la stabilité du pays et à maintenir ses relations avec les pays voisins.
Source :Ma presse
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