السجن 4 سنوات لنائبتين موريتانيتين بعد إدانتهما في قضية “المساس بالرموز الوطنية”

4 ans de prison pour deux députés mauritaniens après leur condamnation dans l’affaire « outrage aux symboles nationaux »

Nouakchott –La chambre pénale du tribunal de l’État de Nouakchott ouest, en Mauritanie, a condamné à quatre ans de prison deux parlementaires, Maryam Sheikh Jink et Qamo Acho, après les avoir poursuivis dans une affaire liée à « l’insulte délibérée aux symboles nationaux à travers les médias numériques », selon ce que rapportent les médias locaux.

Cette affaire intervient après que les deux représentants, également militants au sein du mouvement des droits humains IRA, ont publié en direct sur la plateforme Facebook des clips dans lesquels ils critiquaient les autorités et le régime au pouvoir, et exigeaient également la libération de l’activiste Warda Ahmed Suleiman, qui avait été arrêté plus tôt.

Des sources médiatiques ont cité une source privée affirmant que la condamnation était basée sur ce qu’il a décrit comme un « cas flagrant » de commission d’actes punis par la loi « Symboles », une loi qui suscite un large débat dans les cercles politiques et juridiques du pays.

Cette décision a suscité un nouveau débat sur les limites de l’immunité parlementaire en Mauritanie, notamment dans les affaires liées à la publication et à l’expression via les plateformes numériques.

Dans ce contexte, le président de l’Association professionnelle des experts judiciaires mauritaniens, Mohamed Fadel Al-Hadi, a estimé que l’arrestation d’un parlementaire en flagrant délit constitue une exception légale au principe de l’immunité parlementaire, soulignant en retour l’importance de respecter l’équilibre entre le suivi judiciaire et les garanties de séparation des pouvoirs.

Les milieux juridiques et politiques mauritaniens suivent les répercussions de ce dossier, alors que le débat se poursuit sur la liberté d’expression et les limites de l’application des lois liées aux symboles nationaux.

Source :“Ma presse”

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