Bruxelles –Un rapport publié par le journal Il Foglio révèle une inquiétude croissante au sein de l’Union européenne concernant l’évolution de la situation économique et politique en Tunisie, à la lumière des défis financiers croissants et des discussions inopinées sur les scénarios pour la prochaine étape.
Selon le rapport, la Tunisie fait face à une pression croissante pour remplir ses obligations financières, notamment le remboursement des obligations européennes d’une valeur de 700 millions d’euros à échéance en juillet prochain, dans un contexte économique caractérisé par un endettement élevé, une baisse du pouvoir d’achat et l’impact des fluctuations des prix de l’énergie.
La même source a indiqué que ces inquiétudes coïncident avec les critiques croissantes concernant le statut des libertés, à l’époque du président Kais Saied, qui se reflétaient dans la nature des relations avec les partenaires européens, malgré la poursuite de la coopération, notamment dans le dossier de l’immigration.
Dans ce contexte, des sources diplomatiques rapportent que certains milieux européens ont commencé à s’interroger sur les « options alternatives » pour aborder la prochaine étape, au moment où les relations entre Bruxelles et la Tunisie connaissent des tensions non déclarées, parfois qualifiées d’« étouffement politique ».
Malgré cela, l’accord signé en 2023 entre l’Union européenne et la Tunisie concernant la réduction des flux migratoires reste en vigueur, car le nombre de migrants vers l’Italie a diminué au cours des premiers mois de l’année, selon les évaluations européennes.
Sur le plan géopolitique, le rapport souligne que la Tunisie s’oriente vers le renforcement de ses partenariats avec la Chine à travers des projets d’infrastructures, ce qui reflète une tentative de parvenir à un équilibre dans ses relations internationales, compte tenu de sa dépendance continue à l’égard du soutien européen.
Le rapport fait également état de la poursuite des arrestations d’un certain nombre d’opposants et de militants, ainsi que des restrictions imposées aux activités de certains organismes de défense des droits de l’homme, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’état de l’espace civique dans le pays.
Le rapport conclut que l’intersection des défis économiques et politiques en Tunisie pousse certains cercles européens à discuter de la phase « post-Qais Saied », malgré la complexité de ce scénario et son absence de résolution à ce jour.
Source :“Ma presse”
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