Des médecins collaborateurs en Mauritanie brûlent leurs diplômes pour protester contre le faible taux d’inscription dans l’enseignement supérieur

Nouakchott –Un certain nombre de médecins coopérant avec des établissements d’enseignement supérieur en Mauritanie ont intensifié leurs protestations, après avoir brûlé leurs diplômes d’études supérieures, pour exprimer leur rejet de ce qu’ils ont décrit comme « ignorer » leurs revendications et ne pas reconnaître leurs qualifications académiques, après un mois de sit-in devant le siège de la présidence du gouvernement.

Les manifestants appellent les autorités mauritaniennes à reconsidérer la politique de recrutement au sein du secteur de l’enseignement supérieur, en appelant à porter à 400 le nombre de postes attribués aux professeurs d’université, afin de répondre à la pénurie que connaissent les universités et les instituts, compte tenu de l’augmentation continue du nombre d’étudiants et de la baisse du rythme de l’emploi ces dernières années.

Les médecins ont également exprimé leur rejet du quota qui leur est alloué dans le cadre du programme gouvernemental de recrutement de 3.000 salariés, estimant que le nombre de postes annoncés, fixé à 120 professeurs d’université, ne représente qu’environ 4% du total des inscriptions, alors même que le nombre de médecins collaborateurs est d’environ 800 médecins.

Les manifestants ont souligné que ce nombre ne répond pas aux besoins des institutions d’enseignement supérieur et ne reflète pas l’ampleur des compétences académiques disponibles, exigeant le lancement d’un processus de recrutement plus large incluant tous les médecins coopérants, de manière à contribuer à combler la pénurie enregistrée dans les cadres universitaires et à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur dans le pays.

Cette étape d’escalade intervient après des semaines de veillées et de sit-in organisés par les médecins pour exiger l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les autorités concernées, et répondre à leurs revendications liées à l’insertion professionnelle et à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Source :“Ma presse”

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