Tunisie –La crise de la pollution marine s’aggrave sur plusieurs côtes tunisiennes au milieu d’alertes croissantes sur les répercussions environnementales, sanitaires et économiques affectant des milliers d’habitants, à la lumière du rejet continu d’eaux industrielles et d’eaux usées dans la mer dans plusieurs zones côtières.
Les banlieues sud de la capitale Tunis, en particulier les quartiers de Hammam-Lif, Radès et Zahraa, sont parmi les zones les plus touchées, après que certaines parties de leurs plages se sont transformées en zones impropres à la baignade, selon les données officielles, en raison de la détérioration de la qualité de l’eau et de la propagation de la pollution.
Les militants écologistes confirment que la crise ne se limite plus au tourisme et aux activités récréatives, mais s’est étendue au secteur de la pêche maritime, avec des craintes croissantes des consommateurs face aux produits marins provenant des zones touchées.
Selon des militants et des associations environnementales, des décennies de rejet de déchets industriels et d’eaux non traitées ont contribué au déclin de la biodiversité marine et à la mort de nombreux poissons et tortues marines, en plus de la propagation d’odeurs désagréables et de la détérioration du paysage côtier.
Les données officielles indiquent également que de grandes quantités d’eau usée sont pompées chaque année dans les vallées, les sabkhas et la mer, ce qui augmente la pression sur l’écosystème et menace la durabilité des ressources marines.
La crise ne se limite pas à la capitale et à ses banlieues, puisque d’autres régions côtières, notamment Nabeul, Monastir et Gabès, enregistrent des indicateurs inquiétants liés à la pollution marine, dans un contexte de demandes constantes de renforcement du contrôle des activités industrielles et d’adoption de solutions radicales pour s’attaquer aux sources de pollution.
À Gabès, les appels environnementaux ont été renouvelés pour limiter les effets des activités industrielles sur la côte, alors que les militants confirment que la pollution continue a causé des dommages à l’environnement marin et aux activités économiques associées, à un moment où les demandes se poursuivent pour des mesures plus efficaces pour protéger la bande côtière tunisienne.
Source :“Ma presse”
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