Algérie –Dans une reconnaissance sans précédent de l’ampleur des dégâts causés par des années de corruption, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reconnu que la réputation de son pays avait subi un coup dur au niveau international en raison des abus financiers et des opérations de blanchiment d’argent dont le pays a été témoin avant 2019.
Cette déclaration intervient à un moment où l’Algérie est toujours confrontée à des défis économiques et sociaux croissants, sur fond de questions sur la capacité des réformes annoncées à remédier aux effets de décennies de mauvaise gestion et de corruption qui se sont étendues à des secteurs vitaux.
Même si les autorités célèbrent la sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière internationale, les observateurs estiment que cette décision n’efface pas automatiquement l’image négative qui s’est formée auprès de nombreuses institutions financières et investisseurs au cours des dernières années, ni n’élimine les effets des lourds dossiers qui ont ébranlé les institutions étatiques et renversé des dizaines de responsables, ministres et hommes d’affaires.
Les déclarations de Tebboune remettent au premier plan de vieilles questions sur le véritable coût de la corruption sur l’économie algérienne, en particulier à la lumière des exigences constantes d’améliorer le climat des affaires, d’attirer les investissements, de développer les services publics et de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes.
Alors que les autorités confirment que l’étape de la corruption systématique est désormais révolue, les observateurs estiment que le véritable défi ne réside pas seulement dans la poursuite des personnes impliquées, mais dans la construction d’un système transparent capable d’empêcher la répétition de pratiques qui, selon le président algérien lui-même, ont porté atteinte à la réputation du pays et à sa réputation internationale.
Beaucoup considèrent que la reconnaissance par le chef de l’État de l’ampleur des dégâts qui ont frappé l’Algérie représente une reconnaissance officielle que les années de corruption n’étaient pas seulement des transgressions isolées, mais plutôt une crise profonde qui a affecté l’économie, l’image des institutions et la confiance des partenaires internationaux.
Source :“Ma presse”
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