Nouakchott –Les autorités mauritaniennes ont commencé à renforcer les mesures de contrôle sur les expéditions de légumes et de fruits en provenance du Maroc, dans le but de limiter leur réexportation illégale vers les marchés algériens et certaines zones proches des camps de Tindouf, selon ce que rapportent les médias mauritaniens.
Selon les données disponibles, les services douaniers mauritaniens ont intensifié les contrôles sur les camions se dirigeant vers la frontière nord-est, en s’intéressant notamment aux produits à base de tomates, d’oignons et de pommes de terre, très demandés dans la région.
Les douaniers ont confirmé que ces opérations ont abouti à la saisie d’un certain nombre de camions et de véhicules transportant d’importantes quantités de légumes d’origine marocaine, après qu’il est apparu que ces expéditions ne disposaient pas des documents prouvant qu’elles étaient destinées au marché mauritanien, alors qu’elles étaient en route vers la ville de Tindouf et les régions du sud-ouest de l’Algérie.
Dans le même contexte, les autorités mauritaniennes ont décidé d’empêcher les expéditions tentant d’atteindre la frontière nord-est dans le but de les réexporter, tout en les détournant vers les marchés intérieurs, après avoir surveillé les réseaux informels soupçonnés d’être impliqués dans la contrebande de ces produits à travers le territoire mauritanien.
La surveillance a également été renforcée au poste de contrôle dit « Kilomètre 55 », proche de la frontière mauritanienne-algérienne, où les autorités soupçonnent l’activité de réseaux commerciaux exploitant le marché mauritanien comme point de transit pour acheminer indirectement des marchandises marocaines vers l’Algérie.
Les médias mauritaniens ont rapporté auprès de plusieurs commerçants que certaines cargaisons en provenance du Maroc étaient déchargées à l’intérieur de la Mauritanie avant d’être rechargées et dirigées vers la frontière algérienne, notamment vers Tindouf, ce qui a contribué à réduire les quantités disponibles sur les marchés locaux ces derniers jours.
Le gouvernement mauritanien a justifié ces mesures par la nécessité de maintenir la sécurité alimentaire nationale, soulignant qu’il y avait une pénurie de certaines matières premières telles que les pommes de terre, les oignons et les tomates, conjuguée à une augmentation des prix de plus de 30 pour cent suite à la réexportation de ces produits par des moyens informels.
En revanche, des sources professionnelles indiquent que les exportations marocaines de fruits et légumes vers la Mauritanie transitent toujours normalement par le poste frontière de Guerguerat, estimant que les nouvelles mesures visent principalement à réguler les circuits commerciaux et à réduire les pratiques illégales.
Source :“Ma presse”
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