Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Les militants des droits de l’homme exigent que l’Algérie soit tenue pour responsable des violations des camps de Tindouf

TindoufA l’occasion de la Journée internationale des Nations Unies en soutien aux victimes de la torture, qui tombe le 26 juin de chaque année, les militants des droits de l’homme ont renouvelé leur appel à l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations qui, selon eux, se seraient produites dans les camps de Tindouf sur le sol algérien, exigeant que les responsables rendent des comptes et que justice soit rendue aux victimes qui, selon leurs témoignages, ont été soumises à la torture, aux enlèvements et à la détention dans les prisons secrètes gérées par le Front Polisario.

Plusieurs défenseurs des droits de l’homme, dont d’anciens détenus politiques des camps de Tindouf, ont confirmé que l’absence de contrôle international sur ces camps contribuait à la poursuite des violations, estimant que les autorités algériennes portent la responsabilité juridique de tout ce qui se passe sur son territoire en tant que pays hôte.

Al-Fadil Abrika, militant des droits humains et ancien détenu politique dans les prisons du Polisario, a déclaré que les défenseurs des droits humains rencontrent de grandes difficultés pour documenter les violations à l’intérieur des camps en raison de l’isolement qui leur est imposé et des mesures de sécurité strictes, qui limitent la capacité des organisations de défense des droits humains à atteindre les victimes et à surveiller leurs conditions.

Il a ajouté que la responsabilité juridique des crimes de torture et des violations commises à Tindouf incombe à l’Etat algérien, étant donné que les camps sont situés sur son territoire et soumis à sa juridiction, appelant la communauté internationale à faire pression sur l’Algérie pour qu’elle assume ses responsabilités juridiques et humanitaires et garantisse le droit des résidents des camps à la justice, aux services de base et à la protection juridique.

De son côté, Ramadan Massoud, président de l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’homme à Madrid, a souligné que l’occasion représente une opportunité pour renouveler la demande de mettre en lumière les souffrances des victimes de tortures et d’enlèvements à l’intérieur des prisons secrètes attribuées au Front Polisario sur le territoire algérien.

Il a expliqué que les violations documentées, selon l’association, se sont produites sur le territoire d’un État signataire des conventions internationales liées aux droits de l’homme, ce qui lui impose d’assumer ses responsabilités juridiques et morales, notamment en matière de réparation et d’indemnisation des victimes.

Il a souligné qu’il existe des témoignages sur l’implication de certains officiers algériens dans des opérations d’interrogatoire et de torture qui ont touché un certain nombre de Sahraouis et d’étrangers détenus pendant des années à l’intérieur des camps, appelant les organisations internationales et les organismes de défense des droits de l’homme à intensifier leurs efforts pour rendre justice aux victimes et ouvrir des enquêtes indépendantes qui révèlent la vérité sur ce qui s’est passé à l’intérieur des camps de Tindouf, en veillant à ce que les responsables de ces violations n’échappent pas à leurs responsabilités.

Source :“Ma presse”

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