الهجرة غير الشرعية ليبيا

Désert du Niger. Des chiffres choquants révèlent le danger du « couloir de la mort » entre la Libye et l’Algérie

Libye –Des indicateurs inquiétants persistent concernant les conditions des migrants dans les corridors désertiques reliant la Libye, l’Algérie et le Niger, alors que les données disponibles révèlent une escalade des expulsions massives vers des zones frontalières isolées, dans des conditions humanitaires extrêmement dures.

Selon ce qu’a annoncé l’organisation « Alarmphone Sahara », plus de 1 800 migrants ont été expulsés au cours du mois de février 2026 vers ce que l’on appelle le « Point Zéro », une zone désertique située à la frontière entre l’Algérie et le Niger, où les déportés se retrouvent sans soutien logistique suffisant ni ressources de base pour survivre.

L’une des routes de contrebande les plus importantes du sud de la Libye s’étend sur une distance d’environ 600 kilomètres, partant de la frontière libyenne-nigériane jusqu’à la ville de Sebha, avant de bifurquer vers l’Algérie et le Maroc. Cette route, connue sous le nom de « Route Kadhafi », est devenue depuis 2011 un passage actif pour les réseaux de trafic d’êtres humains, compte tenu de la fragilité de la situation sécuritaire et de l’expansion du désert.

Des témoignages identiques de migrants expulsés parlent de la confiscation de leur argent, de leurs téléphones et de leurs documents personnels avant d’être transportés vers des zones frontalières désertiques, où ils sont contraints de parcourir de longues distances à pied dans des conditions météorologiques difficiles. Les données indiquent également que des centaines de Soudanais figuraient parmi les expulsés ces dernières semaines.

Dans le même contexte, les autorités libyennes ont récemment annoncé la découverte de dizaines de corps dans le sud du pays, ce qui témoigne de l’ampleur des risques encourus par les migrants traversant les routes du désert, que ce soit dus à la soif, à des accidents ou à l’activité de réseaux de passeurs.

Ces évolutions suscitent des critiques de la part des organisations internationales de défense des droits de l’homme, qui ont appelé au respect des normes internationales liées à la protection des réfugiés et des demandeurs d’asile et à garantir qu’ils ne soient pas exposés à des risques mettant leur vie en danger lors de leur expulsion ou des opérations d’expulsion.

Entre les exigences du contrôle des frontières et la lutte contre la migration irrégulière, le désert du Niger reste l’un des points de passage les plus dangereux des routes migratoires africaines, car le voyage vers le nord se transforme souvent en une bataille quotidienne pour la survie.

Source :“Ma presse”

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