Tunisie – Le Syndicat tunisien des biologistes privés a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière critique que connaissent les laboratoires privés d’analyses médicales, en raison du retard persistant de la Caisse nationale d’assurance maladie (Al-Knam) dans le versement de ses cotisations, les délais de paiement ayant dépassé sept mois pour un grand nombre de laboratoires, dans une crise que le syndicat a qualifiée de sans précédent et menaçant la continuité du secteur.
Le syndicat a confirmé, dans un communiqué officiel, que les laboratoires d’analyses médicales ont continué au cours des derniers mois à fournir sans interruption leurs services aux citoyens, en particulier au profit des groupes à faible revenu bénéficiant du système d’assurance maladie, malgré les pressions financières croissantes et les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour couvrir leurs dépenses quotidiennes.
Elle a expliqué que la situation actuelle menace la capacité des laboratoires à remplir leurs obligations fondamentales, notamment le paiement des salaires des travailleurs, le paiement des cotisations et cotisations sociales, le paiement des cotisations des fournisseurs, ainsi que la couverture des dépenses opérationnelles liées à l’activité quotidienne des laboratoires.
Le syndicat a indiqué qu’il avait envoyé une correspondance au Premier ministre, au ministère des Affaires sociales et à la Direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie, exigeant une intervention urgente pour régler les arriérés et trouver des solutions pratiques à la crise. Cependant, il a confirmé qu’il n’avait reçu jusqu’à présent aucune réponse officielle ni mesure concrète.
Elle a également exprimé sa surprise face à la persistance de cette situation, malgré l’engagement des laboratoires à remplir leurs obligations fiscales et sociales dans les délais légaux, y compris le paiement des sommes dues sur les dettes financières non encore payées, estimant que cette affaire a accru la pression financière sur les institutions opérant dans le secteur.
Elle a ajouté que la crise était exacerbée par la hausse continue des prix des réactifs, du matériel médical et des équipements de laboratoire, en plus des charges fiscales et sociales croissantes, qui ont conduit à l’érosion des équilibres financiers de nombreux laboratoires, en particulier les petits et moyens laboratoires.
Le syndicat a averti que le retard persistant dans la reprise pourrait conduire à la perturbation de l’activité d’un nombre important de laboratoires, en particulier dans les régions de l’intérieur, ce qui pourrait avoir des répercussions directes sur la qualité des services de santé et sur le droit des citoyens à accéder aux services d’analyses médicales dans diverses régions du pays.
En conclusion de sa déclaration, le syndicat a appelé les autorités tunisiennes à accélérer le règlement des arriérés, à fixer un calendrier de règlement clair et contraignant et à résoudre les questions en suspens, soulignant qu’il continuera à défendre les droits de ses parties prenantes et la continuité de cet établissement de santé vital par tous les moyens légaux disponibles.
Source :“Ma presse”
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