La question de l’heure supplémentaire (GMT+1) est revenue au premier plan du débat public au Maroc, suite au soulagement exprimé par une large partie des citoyens après le retour temporaire à l’heure légale (GMT) le 15 février 2026. Cette interaction sociétale a soulevé des questions fondamentales sur la faisabilité de continuer à adopter l’heure d’été tout au long de l’année.
Dans ce contexte, le parlementaire Khaled Al-Sati a adressé une question écrite au Premier ministre Aziz Akhannouch, exigeant des éclaircissements sur les fondements et les études que le gouvernement a adoptés depuis l’adoption de l’heure supplémentaire en 2018, et dans quelle mesure cette décision se répercute sur la vie quotidienne des Marocains.
Le soulagement populaire et le débat se sont transformés en une revendication encadrée
L’interaction ne s’est pas limitée aux sites de réseaux sociaux, mais s’est plutôt développée en une discussion politiquement et juridiquement encadrée liant la décision administrative à ses effets sur les rythmes biologiques, la qualité du sommeil et la productivité, en particulier en hiver. Les observateurs confirment que le retour temporaire à l’heure GMT a révélé l’ampleur de la différence de sentiment de confort horaire parmi de larges catégories de citoyens.
Impacts sur les étudiants et les familles
L’un des points les plus marquants soulevés lors de la discussion a été le fait que les étudiants ont été contraints de quitter leur domicile tôt dans la nuit sous le couvert de l’obscurité pendant l’hiver, ce qui, selon plusieurs acteurs, soulève des questions sur la sécurité psychologique et physique des enfants et sur l’impact de cette situation sur la concentration et la réussite scolaire. Les répercussions potentielles sur les femmes qui travaillent et sur les familles qui ont du mal à concilier le temps administratif et le temps familial ont également été soulignées.
Un appel pour une évaluation scientifique actualisée Le parlementaire susmentionné a exigé que soit révélé le véritable bilan économique et énergétique de l’adoption de l’heure supplémentaire, comparé à ses coûts sociaux et sanitaires, appelant à une évaluation officielle et indépendante basée sur des données scientifiques actuelles, au lieu de se contenter des estimations précédentes remontant à l’année 2018.
Les intéressés estiment que le débat ne porte plus uniquement sur le changement d’heure, mais concerne plutôt la qualité de la vie quotidienne des citoyens et la nécessité de parvenir à un équilibre entre les considérations économiques et les exigences de stabilité biologique et sociale.
Pétitions numériques et revendications pour un débat national
En collaboration avec le mouvement parlementaire, des pétitions numériques et des initiatives civiles sont revenues pour exiger un retour permanent à l’heure légale, sous des slogans appelant à « récupérer l’heure naturelle », dans un appel à ouvrir un débat national élargi incluant des experts dans les domaines de la médecine, de la psychologie, de la sociologie et de l’économie.
La question demeure aujourd’hui de savoir si le gouvernement s’orientera vers une révision de cette option à la lumière des évolutions sociétales, ou s’il continuera à travailler selon la formule actuelle tout en introduisant d’éventuels amendements répondant aux attentes de l’opinion publique.
Source :
“Ma presse”“صحافة بلادي”
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