Les médicaments sont rares et la consommation est faible. Des milliers de pharmacies au Maroc sont menacées de faillite

Rabat –Un récent rapport du Conseil de la concurrence a révélé qu’environ 30 pour cent des pharmacies au Maroc, soit environ 4 000 pharmacies, sont confrontées au risque de faillite compte tenu des pressions économiques et de la baisse du niveau de consommation de médicaments, qui ne dépasse en moyenne pas 640 dirhams par an et par habitant selon les données de l’année 2024.

Le Conseil a expliqué, dans un avis sur l’état de la concurrence sur les marchés pharmaceutiques du Royaume présenté mardi à Rabat, que le modèle de commercialisation des médicaments au Maroc repose principalement sur la marge commerciale appliquée au prix d’usine sans tenir compte des tarifs clairs pour d’autres services pharmaceutiques, comme les consultations de santé ou les activités de prévention, ce qui affecte l’équilibre financier de nombreuses pharmacies.

Le rapport indique que le taux de consommation de drogue au Maroc reste faible par rapport à un certain nombre de pays, puisque la dépense annuelle moyenne par habitant est d’environ 640 dirhams, contre environ 1.200 dirhams en Tunisie, 5.500 dirhams en France, 5.000 dirhams en Belgique, 8.000 dirhams en Allemagne, 4.200 dirhams au Portugal et 6.000 dirhams. dirhams en Italie, tandis qu’en Egypte, il atteint environ 600 dirhams. Annuellement.

Selon les données incluses dans le rapport, le nombre de pharmacies au Maroc est de 14.134, contre 14.191 pharmaciens agréés, avec un taux d’environ un pharmacien par pharmacie, ce qui équivaut à 38,4 pharmacies pour 100.000 habitants.

Le Conseil de la concurrence a noté que le modèle réglementaire adopté au Maroc repose sur le principe de l’exclusivité, dans la mesure où il est interdit aux non-pharmaciens de détenir ou de contrôler des pharmacies, et l’ouverture de pharmacies est soumise à une autorisation administrative préalable du travailleur ou de l’employé régional, tout en respectant un ensemble de conditions légales et réglementaires.

Parmi ces conditions figurent le respect d’une distance légale d’au moins 300 mètres entre une pharmacie et une autre, la gestion de la pharmacie par un pharmacien propriétaire et inscrit au registre de l’autorité, en plus du respect des horaires de garde et des horaires de travail précisés.

Le rapport conclut que malgré l’absence de données officielles précises sur le nombre de pharmacies qui ont fermé leurs portes au cours des dernières années, les professionnels du secteur confirment que les pressions économiques et les coûts de gestion élevés poussent un nombre croissant de pharmacies dans une situation financière difficile pouvant aboutir à la faillite.

Source :“Ma presse”

🇲🇦عربي🇫🇷FR🇬🇧EN