De Paris… La Mauritanie défend la justice culturelle mondiale et réclame justice pour les pays en développement

Mauritanie –La Mauritanie a renouvelé son appel à activer le principe de traitement préférentiel au profit des pays en développement, estimant que parvenir à la justice culturelle internationale passe par la facilitation de la circulation des artistes et des œuvres de création, le développement de mécanismes de financement plus flexibles et la garantie d’une représentation équilibrée des contenus culturels dans l’espace numérique.

Cette position fait suite à une intervention du ministre de la Culture, El Houssein Ould Medou, lors de la dix-neuvième session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, tenue au siège de l’UNESCO à Paris, la capitale française.

Le ministre a souligné que l’accord de 2005 ne doit pas rester un cadre théorique de reconnaissance de la diversité, mais plutôt se traduire par des politiques publiques pratiques et des partenariats internationaux efficaces, capables de réduire les disparités qui peuvent affecter les créateurs et les cultures, notamment à la lumière des transformations numériques rapides.

Le responsable mauritanien a souligné l’engagement de son pays à travailler aux côtés des Etats parties pour promouvoir un environnement culturel fondé sur l’ouverture et l’égalité des chances, estimant que le pluralisme culturel constitue un pilier essentiel du développement durable et du renforcement de la cohésion sociale.

Dans sa présentation, le ministre a rappelé les réformes et initiatives lancées dans le domaine culturel, dans le cadre du programme du président Mohamed Ould Ghazouani, qui visent à intégrer la culture dans les politiques publiques et à lui donner un rôle central dans l’accompagnement du développement et de l’unité nationale.

Il a également souligné les mesures pratiques qui incluent le soutien aux langues nationales, le lancement de plateformes médiatiques multilingues, l’organisation d’événements culturels majeurs et la création de cadres réglementaires et d’institutions professionnelles pour qualifier le secteur artistique et améliorer les conditions de ses travailleurs.

Le discours a abordé les projets en cours d’exécution, notamment le projet de ville culturelle de Nouakchott, outre l’expansion des espaces audiovisuels multilingues au sein des Etats, le renforcement de la protection du patrimoine national matériel et immatériel et l’œuvre à son rayonnement à l’extérieur.

Cette intervention s’inscrit dans le contexte d’un débat international croissant sur les moyens de permettre aux pays en développement d’avoir une présence plus équilibrée sur la scène culturelle mondiale, en particulier à la lumière des défis posés par l’économie numérique et des modèles changeants de production et de consommation culturelles.

Source :“Ma presse”

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