Al-Dabaiba gèle le financement des projets 2026 et tire la sonnette d’alarme : les dépenses incontrôlées menacent l’économie libyenne

Tripoli – Ma Presse

Le Premier ministre Abdul Hamid Al-Dabaiba, chef du gouvernement d’unité nationale, a envoyé une lettre officielle à la Banque centrale de Libye dans laquelle il a appelé à l’arrêt du décaissement de la troisième partie des projets de financement pour l’année 2026, à toutes les parties sans exception, jusqu’au plein respect du contenu du programme de développement unifié.

Al-Dabaiba a expliqué dans son discours que toute dépense dépassant les plafonds financiers approuvés perturberait les équilibres publics et augmenterait la pression sur l’économie, soulignant que l’étape actuelle impose un haut degré de discipline dans la gestion de l’argent public et son orientation selon des priorités claires.

Avertissement concernant l’aggravation de la dette et de l’inflation

Le Premier ministre a indiqué que ce qu’il a qualifié de dépenses parallèles au cours de l’année écoulée, estimées à plus de 70 milliards de dinars, ont contribué – selon ses mots – à l’augmentation de la dette publique et à l’accélération des taux d’inflation, outre la baisse de la valeur du dinar par rapport aux devises étrangères, ce qui s’est répercuté sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Il a ajouté que l’expansion des taux de change en dehors des cadres unifiés a généré une demande supplémentaire de devises, ce qui a conduit à l’activation du marché parallèle et à une pression accrue sur le taux de change, ce qui place la stabilité financière et monétaire face à des défis croissants.

Responsabilité de fixer le plafond des dépenses

Al-Dabaiba a souligné que la détermination d’un éventuel plafond de change au sein du chapitre trois relève de la compétence de la Banque centrale, en fonction des capacités réelles de l’économie nationale, de manière à maintenir les équilibres et à limiter tout déséquilibre futur.

Il a souligné que le développement est un droit garanti à tous les Libyens dans diverses régions, mais que la mise en œuvre des projets reste conditionnée au respect des contrôles financiers et à leur lien avec des études de faisabilité claires et un retour économique mesurable, dans le cadre d’une gouvernance financière basée sur la durabilité et la rationalisation des ressources.

Selon les observateurs, cette tendance reflète un effort du gouvernement visant à réinitialiser le rythme des dépenses publiques au cours de l’année 2026 et à renforcer la coordination entre la politique budgétaire et la politique monétaire, à la lumière d’un débat interne en cours sur les mécanismes permettant d’unifier les dépenses publiques et d’assurer une répartition équilibrée des projets de développement entre les différentes régions.

Ces évolutions s’inscrivent dans le contexte d’un débat en cours sur les canaux de dépenses en dehors des programmes unifiés et leur impact sur les indicateurs de dette, d’inflation et de taux de change, dans un contexte d’appels à l’établissement de règles financières plus strictes pour garantir une stabilité économique durable.

Source :“Ma presse”

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