La crise des cimetières en Tunisie. Un reportage médiatique sur le « commerce des tombes » suscite la polémique et les autorités engagent des poursuites judiciaires

TunisieUn reportage médiatique diffusé par une chaîne tunisienne a évoqué ce qui a été décrit comme la présence de réseaux actifs enTrafic de tombesIl y a eu une grande controverse dans le pays, à la lumière de la crise de surpopulation dont souffrent de nombreux cimetières, notamment dans la capitale et ses banlieues, et des accusations d’exploitation illégale des espaces funéraires qui l’accompagnent.

Cette polémique fait suite aux déclarations du militant politique Belhassan Al-Mannai, dans lesquelles il parlait de la présence de groupes exploitant la crise de pénurie de lieux de sépulture en vendant des tombes pour des sommes d’argent, indiquant que le prix d’une tombe peut atteindre environ500 dinars tunisiensA l’heure où des études locales indiquent que des dizaines de cimetières dans la région du Grand Tunis ont atteint ou dépassé leur capacité d’accueil.

Dans une réponse officielle, elle a niéCommune de TunisieIl confirme catégoriquement l’exactitude de ce qui a été rapporté dans les médias, estimant que les accusations liées à l’existence de « bandes qui font le commerce des tombes » incluent « des allégations tendancieuses et des informations qui ne sont fondées sur aucun fondement ».

La municipalité a confirmé avoir décidéTransmission du dossier à la justiceSoutenu par des documents et des données juridiques, tout en prenant des mesures administratives et pénales à l’encontre de toute personne avérée impliquée dans la publication de données qualifiées de trompeuses ou offensantes.

De leur côté, les autorités tunisiennes ont annoncé qu’elles poursuivront en justice toute personne avérée impliquée dans ce qui a été soulevé dans ce dossier, notant que les enquêtes en cours portent principalement sur des soupçonsContrefaçonÀ l’intérieur du cimetière d’Al-Jalaz, le plus grand cimetière du pays, et que le pouvoir judiciaire est l’organe habilité à déterminer la véracité des faits et des responsabilités.

Cette controverse survient à un moment où la Tunisie est confrontée à des défis croissants liés au remplissage d’un certain nombre de cimetières, ce qui a incité les autorités locales à étudier des solutions comprenant l’agrandissement de certains cimetières et la réutilisation d’un certain nombre de tombes anciennes conformément aux contrôles légaux en vigueur.

Source :“Ma presse”