La mort d’un jeune homme et d’un nourrisson en Algérie relance la polémique sur l’arrosage des fruits avec les eaux usées

Algérie –La mort d’un jeune homme de 17 ans et d’un nourrisson en Algérie, soupçonnés d’être liés à une intoxication alimentaire après avoir consommé des fruits de saison, a suscité une vague d’inquiétude et de colère, au milieu des avertissements des organisations de protection des consommateurs concernant l’utilisation continue des eaux usées pour irriguer certaines cultures agricoles.

Les deux incidents, enregistrés dans les Etats de M’sila et Djelfa, ont coïncidé avec l’enregistrement d’autres cas d’intoxication alimentaire, tandis que des clips vidéo diffusés sur les réseaux sociaux témoigneraient de l’utilisation des eaux usées pour l’arrosage des fruits, ce qui a relancé le débat sur la sécurité des produits agricoles et les mécanismes de contrôle de ceux-ci.

Le coordonnateur national de l’Organisation algérienne de protection et d’orientation des consommateurs et de leur environnement, Fadi Tamim, a confirmé que certains agriculteurs recourent à l’utilisation d’eau polluée pour l’irrigation en raison des répercussions de la sécheresse, même si la loi algérienne interdit cette pratique et prévoit des sanctions pour les contrevenants, notant que certains d’entre eux contournent le contrôle en exploitant des terres reculées ou des canaux invisibles.

Tamim a expliqué que l’organisation avait précédemment alerté sur ce phénomène et appelé les citoyens à le signaler, avertissant que l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation peut conduire au transfert de germes et de bactéries aux produits agricoles, pouvant provoquer de graves cas d’intoxication alimentaire.

Dans le même contexte, les spécialistes de la santé publique ont souligné que les intoxications alimentaires en été ne sont pas seulement liées à l’eau d’irrigation, mais peuvent également résulter d’une utilisation excessive d’engrais et de pesticides, d’une mauvaise conservation des fruits et légumes et du non-respect des conditions d’hygiène lors de la production et de la commercialisation.

Les experts soulignent la nécessité de distinguer les intoxications aiguës résultant d’une contamination bactérienne des intoxications chroniques liées aux résidus de pesticides et d’engrais, dont les effets sur la santé peuvent apparaître à long terme.

Ces évolutions surviennent à un moment où les appels se multiplient en faveur d’un contrôle plus strict de la chaîne de production et de commercialisation des fruits et d’un renforcement des procédures de surveillance pour protéger la santé des consommateurs, en particulier avec la hausse des températures en été

Source :“Ma presse”